Seul et temporairement immobilisé chez moi par la maladie, j’observais les effets lumineux que les rayons du soleil dessinaient sur les murs intérieurs de la maison, sur les meubles et sur certains objets …Je pensais qu’il y aurait peut-être matière à en faire des images.
J’ai commencé à imaginer ce que je pourrais photographier dans un petit espace de vie, si une pathologie grave m’empêchait un jour de bouger à loisir.
D’habitude, lorsque je photographie, je cherche ou j’attends le rayon de lumière qui donnera vie à mon image.Dans le cas, toujours imaginé, d’une immobilité forcée, ce serait la lumière qui pourrait devenir le thème de mon travail en venant éclairer ma solitude.La lumière égale la photographie …Tout n’était pas perdu.J’avais trouvé un vrai sujet.
Pourquoi attendre que mon état s’aggrave ?J’ai commencé à photographier sans vraiment savoir ce que je ferais de ces images.Bientôt, j’ai aimé le côté abstrait, quelque peu étrange, mélancolique, mais pas nécessairement triste du résultat.Après tout, jusqu’à présent, je n’avais réussi qu’à photographier les événements de ma propre existence.Ces rayons de lumière étaient peut-être là pour me permettre d’illustrer ma vie intérieure !
Ce passage de la lumière de l’extérieur vers l’intérieur m’a intéressé.J’ai continué cette série chez moi, mais aussi dans d’autres endroits où je suis allé, chez des amis, dans des hôtels de passage … 

 

Lumière Intérieure - série -

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